Régleur plasturgie et chef d’équipe chez Allflex, Olivier témoigne

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Olivier Arrault est régleur plasturgie et chef d’équipe chez Allflex. L’entreprise fabrique des pièces plastiques pour l’identification animale.

Régleur plasturgie et chef d’équipe

Dès le collège, Olivier Arrault a su qu’il serait plus à l’aise dans les études techniques que générales. « J’avais besoin de concret et il y avait de l’engouement autour de la filière plastique », se souvient-il. Originaire du Mans, il choisit alors de faire une 2nde techniques des systèmes automatisés de production. Il enchaîne avec un brevet de technicien de mise en oeuvre des matières plastiques, puis un BTS. La formation existe en effet dans sa ville.

Aujourd’hui âgé de 45 ans, il ne regrette pas son choix. Cela fait vingt ans qu’il travaille chez Allflex. L’entreprise crée des pièces plastiques pour l’identification animale ; elle est, dans son domaine, l’un des leaders mondiaux. Elle compte 250 salariés à Vitré et 1 700 à travers le monde. Il l’a connue « par un ami » et y a été embauché après son service militaire et quelques mois d’intérim.

Son métier ? Régler les machines et les moules afin d’assurer la bonne production des pièces, selon les commandes. En tant que chef d’équipe, il veille aussi au bon déroulement des opérations pour une vingtaine de personnes et coordonne, « comme un pivot », les différents services de l’atelier. « Nous sommes responsables d’un processus et de la qualité des pièces », complète-t-il.

« Entre mes débuts et aujourd’hui, ce n’est plus le même métier et les mêmes compétences qui sont demandées. Il y avait déjà moins de machines et celles-ci ont évolué. Maintenant, on travaille sur un ordinateur pour faire les réglages ; il n’est plus question de tourner des molettes », détaille-t-il.

Régine Jamin, responsable ressources humaines, et Alexandre Cottin, responsable de production, le disent tout net : « Une entreprise a besoin de régleurs dans son atelier. Mais ce métier est méconnu des jeunes et de leurs parents»

Pourtant, la plasturgie embauche. « Il y a des besoins tout de suite et ça continuera pour remplacer les départs à la retraite dans quelques années. Un jeune qui se demande comment assurer son avenir peut vraiment penser à la plasturgie. »

Le plastique : plein de matières et de techniques

Elle ajoute : « Le niveau d’études, c’est un début, mais pas une fin en soi. Il ne faut pas oublier que l’entreprise évolue toujours au niveau technologique. » Et si la plasturgie requiert « des spécificités et de la technicité », c’est aussi un secteur d’activité varié. « Les techniques et les matières sont innombrables », souligne Alexandre Cottin.

Avoir de l’intérêt et des capacités en technique justement, c’est la première qualité que cite Olivier Arrault. « Il faut aussi être capable d’analyser la production, les aléas… et être posé et rigoureux, recommande-t-il. S’il y a des contraintes physiques ? Non. Et le métier est ouvert aux filles. »

Pour se former aux métiers de la plasturgie, il existe notamment des CAP (renseignements en contactant le CFA de la Chambre des métiers et de l’artisanat des Côtes-d’Armor), des bacs pros (CFA de l’industrie à Bruz ; lycées professionnels à Saint-Sébastien-sur-Loire, Lanester et Questembert) et des BTS (à Saint-Sébastien-sur-Loire, Saint-Sylvain-d’Anjou, Questembert, Alençon, Le Mans).

 

Source : Ouest France, 20/01/17