Conducteur de robot de soudure chez Sulky Burel, Willy témoigne

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Willy est conducteur de robot de soudure chez Sulky Burel à Châteaubourg dans le pays de Vitré ; Tanguy et Roland sont peintres industriels.

Leurs métiers ont pour point commun d’être manuels. Ils requièrent aussi « minutie » et « concentration ». Willy, Tanguy et Roland sont tous les trois salariés chez Sulky Burel.

L’entreprise de Châteaubourg a fait sa renommée, en France et au-delà, en construisant des semoirs et des distributeurs d’engrais pour l’agriculture.

Actuellement, 200 personnes travaillent sur le site. Willy est conducteur de robot de soudure. Tanguy et Roland peintres industriels. Le premier travaille à assembler les pièces des futures machines ; les deux autres leur donnent ensuite des couleurs.

Willy, conducteur de robot de soudure

Willy, 42 ans, est tourneur-soudeur-fraiseur de formation. Il a fait un CAP et un BEP. Il avait déjà travaillé ici il y a vingt ans, a ensuite poursuivi pendant dix ans dans le ferroviaire, et est revenu chez Sulky Burel. Dans son métier actuel, il y a moins de soudure que dans ce qu’il faisait avant.

Les principales soudures sont donc réalisées par un robot. Willy, lui, est chargé de « l’alimenter ». Pour cela, il « assemble les pièces », « les pointe pour sécuriser l’ensemble » et s’occupe aussi de certaines soudures. Il les contrôle aussi visuellement, veille à « enlever les grains ».

Selon les semaines, il travaille de matin ou d’après-midi. Dans son poste, il apprécie aussi d’être « autonome et de pouvoir faire des connexions avec d’autres collègues sans non plus toujours être tributaire de quelqu’un d’autre ». Dans l’entreprise, ils sont trois conducteurs de robot de soudure et une douzaine de soudeurs.

Pour ces deux professions, les entreprises industrielles ont des besoins. « Nous recherchons régulièrement », confirme Jean-Charles Peschard, du service ressources humaines. Mais comme pour d’autres métiers dans l’industrie, trouver des collaborateurs formés n’est pas toujours aisé

Source : Ouest France, 18/01/17